2019 a été l’une des années les plus chaudes de ces dernières décennies. Elle marque un nouveau cap dans la progression mondiale des émissions de gaz à effet de serre et dans la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes. A lui seul, le secteur des transports est responsable de 23 % des émissions mondiales de CO2. Même si de nombreux efforts ont déjà été faits pour concilier mobilité et développement durables, le défi reste immense.

Pour y faire face, le groupe Michelin, véritable pionnier de la mobilité durable, avance vite et voit loin. Son ambition?: zéro émission de CO2 pour ses usines dans le monde en 2050. Autre engagement?: baisser de 20 % la consommation d’énergie induite par les pneus par kilomètre parcouru à l’horizon 2030. La stratégie du Groupe s’inscrit dans le cadre des Accords de Paris signés lors de la COP21 en 2015 pour limiter le réchauffement climatique en dessous de 2 degrés Celsius. Elle répond de manière concrète à une ambition mondiale?:? la décarbonation du secteur des transports à l’horizon 2050.

Cette feuille de route qui se déploie chaque jour sur le terrain est tenue. Comment?? Grace à une stratégie intégrant chaque étape du cycle de vie des produits, de la production à la logistique, jusqu’à l’usage des pneus par le client et le développement de nouvelles mobilités.

Accélérer la transition énergétique des sites de production

Afin de réduire globalement l’empreinte carbone de sa Production à un niveau mondial, Michelin déploie une stratégie fondée sur deux axes?: d’une part, consommer moins et d’autre part, opérer une transition énergétique. Cette stratégie a déjà des effets concrets et positifs?: en Europe, les usines sont approvisionnées à 85 % en? électricité garantie d’origine renouvelable. Entre 2010 et 2018, les émissions de CO2 ont été réduites de 22%.

Demain, la poursuite de ces efforts passera par l’amélioration de l’efficacité énergétique des outils industriels et un recours encore plus important aux énergies renouvelables, mais également par l’élimination du charbon : aujourd’hui dans le Groupe, 5 de nos 70 sites dans le monde utilisent encore de la vapeur produite à base de charbon. Des études visant à évaluer la faisabilité de substituer le charbon par une autre source d’énergie primaire, gaz ou biomasse notamment, ont été déjà été initiées. Toutes les usines seront sorties du charbon au plus tard en 2030.

Transporter moins, transporter mieux, transporter différemment

En Logistique, la priorité absolue est de réduire l’impact des transports sur l’environnement. Pour cela, trois impératifs?: ?transporter moins, mieux et différemment. ?Un principe qui s’applique à l’organisation interne de l’entreprise comme à l’extérieur.

Moins transporter signifie tout simplement que le meilleur transport est celui qui n’est pas effectué. Cette conviction se traduit par un périmètre de vente des produits resserré à l’échelle des lieux de production, permettant de réduire les distances parcourues et limiter le nombre de trajets.

Un transport sans cesse optimisé, en évitant les trajets à vide par exemple, mutualisé et appréhendé dans une logique intermodale traduit l’objectif de Michelin de ??mieux transporter??. Plusieurs initiatives à travers le monde peuvent l’illustrer : un train entre la Pologne et l’Allemagne remplace désormais le camion, évitant l’émission 42 tonnes de CO2 par semaine, soit l’équivalent de 70?000 km parcourus par voie routière. Et c’est en bateau, et non plus par la route, qu’une partie des produits est aujourd’hui acheminée entre le Canada et les Etats-Unis.

Michelin imagine chaque jour des modes de transports alternatifs, plus respectueux de l’environnement. En Europe, les livraisons destinées à ses clients sont désormais mutualisées avec d’autres livraisons de marchandises. C’est cela, transporter différemment.

Une stratégie qui se prolonge dans l’expérience client

Cet effort constant pour réduire des émissions carboniques se prolonge naturellement dans l’expérience client, avec des pneumatiques toujours plus durables, plus s?rs et moins énergivores. En augmentant la longévité de ses produits, Michelin démontre que les pneus peuvent et doivent offrir des performances très élevées jusqu'à l'apparition des indicateurs d'usure de la bande de roulement. Si les automobilistes utilisaient leurs pneus jusqu’à une profondeur de sculpture légale de 1,6 mm, cela permettrait d'éviter le gachis de 400 millions de pneus chaque année et réduirait l’émission de 35 millions de tonnes de CO2.

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Aux Etats-Unis, nous proposons une solution? aérodynamique MICHELIN Energy Guard pour équiper les gros camions ; cet ensemble d’équipements sur le camion permet de réaliser des réductions significatives en consommation de carburant et par conséquent en émissions de CO2. Concrètement, cette solution permet de réduire l’émission de 10 T de CO2 par an et par remorque*, soit par exemple 10 allers-retours Bruxelles/New-York d’un passager en avion**.

 

*pour 161000 km parcourus, équivalents CO2 calculés à partir de https://www.epa.gov/energy/greenhouse-gases-equivalencies-calculator-calculations-and-references

** Source pour équivalence 1 tonne? de CO2 : https://www.ecoconso.be/fr/Qu-est-ce-qu-une-tonne-de-CO2

 

Horizon 2050

Toutes ces actions illustrent l’esprit Michelin, fait d’audace, d’innovation, de progrès, au service du client et de la planète. Le défi climatique est immense mais il peut être relevé, grace à un volontarisme sans faille, qui englobe toutes les parties prenantes. Michelin en est convaincu, la mobilité à hydrogène constitue un levier fondamental. Elle contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à l’amélioration de la qualité de l’air, en particulier dans les centres urbains. En créant, avec Faurecia, la co-entreprise Symbio, en novembre 2019, le Groupe accélère dans cette voie et pourrait devenir l’un des leaders mondiaux des systèmes de pile à hydrogène. Et réinventer la mobilité de demain.

Questions à Nicolas Beaumont, Directeur Développement et Mobilité Durables

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Plut?t que de contraindre la mobilité, nous cherchons à la réinventer.
Nicolas Beaumont, Directeur Développement et Mobilité Durables du groupe Michelin

A l’occasion de la COP25, Nicolas Beaumont, Directeur Développement et Mobilité Durables revient sur les axes de la stratégie Climat et les leviers du groupe Michelin pour réduire les émissions de CO2.

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Le groupe Michelin a engagé une stratégie Climat. Pouvez-vous nous en donner les grands axes ?

Notre stratégie prend sa source dans des engagements internes, liés à l’activité même de Michelin. Elle a démarré il y a plus de 20 ans et s'articule autour de?trois grands leviers?:

Le levier Production, qui répond à la question de savoir ??comment produire mieux et plus durable???? Nous agissons pour que nos usines produisent en consommant moins et mieux, c’est-à-dire en se tournant vers l'énergie verte - 85 % des usines Européennes sont aujourd’hui alimentées en électricité garantie d’origine renouvelable. L’objectif est qu’elles relèvent toutes le challenge dans le monde d'une alimentation 100%?verte d'ici 2030. Nous tenons cette feuille de route.

Le second levier est celui de la Logistique, qui consiste à transporter moins et mieux, tout en développant des modes de transports alternatifs. C’est un travail de fond, que nous menons avec l’ensemble de nos partenaires logistiques et nos clients.

Enfin, le troisième levier est celui de l’usage Produit. Nous développons pour nos clients des produits et des services qui leur permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre de leur véhicule. Nous sommes des pionniers dans ce domaine. Dès 1992, Michelin a créé le premier pneu basse consommation, appelé le ??pneu vert??. Aujourd’hui, nous allons toujours plus loin en enrichissant notre offre avec la motorisation à l’hydrogène, qui constitue une solution réelle pour déployer rapidement des modes de transports propres.

Nous sommes convaincus que l’économie circulaire peut répondre au défi climatique. Il s’agit de créer plus de valeur, pour le plus grand nombre, tout en préservant les ressources naturelles. Cet objectif se concrétise par notre stratégie dite ??en 4R??, qui nous pousse en permanence et à tous niveaux à réduire, réutiliser, recycler et renouveler.? Elle irrigue chacune de nos recherches et actions.

Enfin, et c’est important, Michelin inscrit son action dans un cadre planétaire. Nous ne pouvons pas relever seuls ce défi. Nous travaillons aux c?tés d’autres acteurs engagés et responsables, nous adhérons à l’initiative Science Based Targets (SBTi), qui appelle les entreprises à aligner leurs objectifs de réductions de CO2 sur ceux des Accords de Paris. Nous sommes à l’initiative d’actions d’envergure internationale, comme le Sommet Movin’On, qui rassemble chaque année l’ensemble des parties prenantes – villes, ONG, entreprises, organisations internationales, start-up - ?autour d’un objectif?clair : passer de l’ambition à l’action pour réinventer la mobilité et la rendre plus innovante, plus s?re, plus accessible, plus respectueuse de l’environnement, c’est-à-dire plus durable.

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Mobilité croissante et une mobilité durable?sont-elles compatibles ? Sur quels leviers Michelin s’appuie-t-il pour y parvenir??

Chez Michelin, nous considérons que la mobilité est nécessaire au progrès humain. Nécessaire pour accéder à la santé, à l’emploi, à la culture, etc. Plut?t que de la contraindre, nous cherchons à la réinventer.

C’est ce que nous faisons avec le Sommet international Movin’On.
C’est ce que nous faisons également en interne au sein de nos usines ?en repensant les modes de déplacements, avec des voitures électriques proposées en mode partagé par exemple. Cette conviction s’exprime aussi par la création de la co-entreprise SYMBIO, avec notre partenaire Faurecia, pour déployer la technologie hydrogène, véritable levier pour accéder rapidement à des transports sans émission de gaz carbonique.

Vous le voyez, pour rendre la mobilité durable, nous nous intéressons à toutes les composantes de la?mobilité. C’est une vision globale et vertueuse.

 

Quels sont éléments de preuves directes d’une meilleure mobilité durable pour le client Michelin ??

L'impact positif de la décarbonation sur le quotidien des consommateurs est difficile à matérialiser, Pour un conducteur de véhicule particulier ou une flotte, ce sera moins de consommation de carburant et des économies réalisées car le pneu est utilisé plus longtemps. Pour l’environnement, ce sera moins d’émissions de CO2.?Notre ambition au service d’une mobilité durable se traduit à travers notre démarche dite ??Long lasting performance?? (des performances faites pour durer). Pourquoi?? Parce qu’elle offre à nos clients des pneus qui restent s?rs et performants jusqu’aux derniers kilomètres. Il faut donc les changer moins souvent, ce qui, bien évidemment, préserve la planète d’un gaspillage de matière et d’émissions de gaz à effet de serre. Si les automobilistes utilisaient leurs pneus jusqu’à une profondeur de sculpture légale de 1,6 mm,? cela permettrait d’éviter, chaque année, le gachis de 400 millions de pneus et la réduction d’émissions de 35 millions de tonnes de CO2. L’impact pour le climat pourrait être considérable?!

 

Comment Michelin envisage le transport et la mobilité en 2050??

Il devra être durable et toujours plus efficace, plus accessible, plus s?r et sans émission de carbone. Ce sera donc un transport avec des produits et services qui permettent d’émettre de moins en moins de CO2 et qui s’appuie sur une économie circulaire.

C’est une opportunité pour Michelin car la mobilité durable est dans notre ADN. C’est pourquoi chaque jour, nos équipes recherchent les meilleures fa?ons d’avancer pour un avenir sans carbone.

 

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